L'histoire "A STORIA"

Ville-di-Pietrabugno de la mer à la montagne :

De la Montagne à la Mer …
L’histoire de la commune s’est construite au gré des évolutions, pendant des siècles, et surtout à partir des premières implantations de populations vivant en communauté - dès le moyen age - comme un peu partout en Corse, entre mer et montagne.
Insérée dans une aire géographique depuis l'extrémité Nord du Cap Corse, en limite des communes de Bastia, Patrimonio, Farinole, San Martino di Lota, «  E Ville di Pietrabugno » tire sans doute son nom des « villas » (étymologie romaine) et des groupes de constructions qui s’élevaient autrefois dans la vallée dite du Fangu, dont le sommet - ou promontoire - est caractérisé par des amas rocailleux (pietra) aux allures de « bugno » ou « bugnu » signifiant un « essaim » . Amas de pierres que l’on peut toujours observer en regardant la montagne depuis le littoral en limite de Bastia, là où subsistent encore les vestiges de la « Torra di Pietrabugno », tour de défense médiévale protégeant Guaitella.
L’abondance d’eau et la présence de terrasses fertiles, ont permis à la partie montagnarde de se développer et d’affirmer une vocation maraîchère ,de cultures et d’élevage, dont on trouve encore les traces aujourd'hui.
Le « plan Terrier » datant de 1770 témoigne parfaitement de cette image rurale , au sein de la Pieve di Lota plantée principalement de vignes, d’oliviers et de citronniers.
La partie maritime (Toga), plus vulnérable et peu développée autrefois, à l’image d’un littoral corse déserté par les populations, a connu un véritable essor au 19ème siècle quand les premières tentatives d’industrialisation de la Corse se sont faites, précisément à cet endroit là , sur le site actuel de la place publique "François MATTEI" en limite des communes de Bastia et de Ville, face au port de plaisance de Toga.

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Le territoire « U TERRITORIU »

Le  Territoire

Une « dualité géographique » difficile à gérer.

Si pendant de longues années, la commune s’est révélée plus « montagnarde » que « maritime » - éprouvant peu de difficultés à assumer une morphologie bipolaire - au tout début du 20ème siècle, avec le développement du littoral et l’extension du port de commerce de Bastia, cette caractéristique allait devenir un handicap, pour ne pas dire une charge grandissante au fil des ans pour les gestionnaires municipaux. « Ville » est en effet l’une des rares communes de Corse qui reste « coupée » de son littoral et qui doit malgré cela préserver une homogénéité de gestion , sur un territoire éclaté et composé de quatre hameaux de montagne et d’un hameau ou quartier de bord de mer (Toga et Cité Comte) , sans compter les habitats dispersés en intermédiaires (quartier de l'Annociade, Mucchitana, chemin des Oliviers…) nés d’une expansion démographique qui a créé d'énormes besoins et d’une attractivité qui font de la commune l’une des plus prisées (au sens résidentiel) de Corse.

 

St NicolasLa commune en 1850. La partie basse de la place St Nicolas et l'actuel rond-point nogués étaient sur "Ville"

L’unité foncière de la commune a été rompue par la cession de 58 hectares en 1850 à la commune Bastia. Les limites basses de la commune ont été déplacées vers le nord (ruisseau Bertrand), alors qu’elles étaient au ruisseau du Fangu c’est à dire au bas de la place Saint Nicolas actuelle.

Ville di Pietrabugno : deux identités , des atouts, des faiblesses

Faiblesse et atouts résident dans cette dualité mer montagne dont il fallut s’accommoder et si possible tirer profit. Depuis plus de 40 ans , sous la conduite de Jean BAGGIONI, les équipes municipales se sont attachées à ne pas rompre un équilibre fragile tant le littoral semblait prendre le pas sur la zone de montagne. Une décision capitale fut prise dans les années 70, ce fut l’ouverture de la route « Santa Lucia » dont on mesure aujourd’hui l’importance en termes de développement économique et social. Les villages se sont développés en même temps que prenait naissance un nouveau territoire intermédiaire. Cette décision a marqué une étape fondatrice qui a donné naissance au « Ville di Pietrabugno » contemporain, à une commune résolument tournée vers l’avenir.
Cette mutation s’est faite progressivement, sans que les caractéristiques et l’esprit de la communauté d’origine, ne soient enfouis sous le poids de la modernité. En application  d'une volonté politique forte, il fut décidé de doter des mêmes des mêmes équipements et des mêmes infrastructures , l'ensemble des hameaux , pour affirmer cette unité géographique et environnementale.

Les maires de la commune

Antérieurement au premier janvier 1803, les registres de l'Etat Civil étaient tenus par le Curé de la Paroisse.
Du 1er janvier 1803 au 31 décembre 1815, Toussaint ROMANI
Du 1er janvier 1816 au 29 juillet 1821, Sébastien MOLINELLI
Du 1er janvier 1816 au 11 juillet 1830, Christophe PIERESCHI
Du 19 juillet 1830 au 8 décembre 1830, Pierre CASANOVA
Du 15 décembre 1830 au 11 janvier 1835, Joseph ROMANI
Du 3 février au 27 juillet 1848, Pierre CASANOVA
Du 26 août 1848 au 20 juillet 1852, Jean MOLINELLI
Du 7 août 1852 au 15 septembre 1870,Vincent VINCENTI
Du 16 octobre 1870 au 6 avril 1871, Pierre-Toussaint MOLINELLI Président de la Commission Communale .
Du 25 avril 1871 au 12 mai 1871, Dominique MOLINELLI
Du 25 mai 1871 au 27 août 1876, Vincent VINCENTI
Du 27 août 1876 au 3 juin 1887, Pierre Mathieu CASANOVA
Du 3 juillet 1887 au 17 mai 1908, Dominique GUAITELLA
Du 17 mai 1908 au 3 juillet 1911, Joseph VINCENTI
DU 3 juillet 1911 au 10 décembre 1919, Joseph VINCENSINI
Du 10 décembre 1919 au 23 mars 1947, Pierre Toussaint BRACCINI
Du 23 mars 1947 au 26 octobre 1947, Antoine ANGELI
Du 26 octobre au 15 mars 1959, Roch TESTA
Du 15 mars 1959 au 21 mars 1965, Ange SIMONI
Du 21 mars 1965 au 17 mars 2001, Jean BAGGIONI
Du 17 mars 2001 au 6 avril 2004, Gilbert DINI
Du 6 avril 2004 au 16 mars 2008, Jean BAGGIONI
De mars 2008 à mars 2014, Jean BAGGIONI
Depuis mars 2014 : Michel ROSSI