L'économie rurale

37-le_moulin_a_huile_et_grain-1Les ressources principales de la commune provenaient, jusque vers les années 50/60, des produits de la terre.

Le plan Terrier (1770) signale de la vigne, des oliviers , descitronniers, des châtaigniers, de l’orge et du froment, ainsi que deux moulins à grain, plusieurs moulins à huile (notamment dans les hameaux), et une carrière de pierres, vraisemblablement celle de « I Teghjali » qui a alimenté en lauzes Bastia voire la Corse entière.

Ces ressources provenant des produits de la terre ont été au cœur de l’activité économique pendant de longues années. Les saignées des guerres de 14/18 et 39/45 sont venues ici comme partout en Corse, rompre cet équilibre et accélérer le phénomène de désertification.

Seule la proximité avec Bastia a permis à Ville-di- Pietrabugno de freiner le mouvement des populations vers la ville.

En effet, beaucoup de Villais travaillaient à Bastia et empruntaient le service de cars pour rejoindre leur domicile.
Rentrés chez eux, avant la tombée de la nuit, la plupart effectuaient des travaux de jardinage (légumes, fruits), quelques uns pratiquaient l’élevage (cochons, vaches à lait, volailles).

Tous ces produits se vendaient très bien sur le marché de Bastia où, tôt le matin, les femmes de Ville installaient leurs corbeilles à même le sol.

Economie urbaine

Le quartier de Toga en revanche, a pu pendant longtemps se prévaloir d’un passé industriel et d’une activité économique importante.

En remontant jusqu’au 19ème siècle et sa grande épopée industrielle, la Corse et Ville-di-Pietrabugno - à travers les hauts fourneaux de Toga - figurent en bonne place parmi les sites de fabrication de fonte et de fer à partir de l’importation de minerai d’Italie, d’Algérie et même d’Espagne…

Cette activité à tourné à plus ou moins grand rendement de 1842 à 1885. En 1859, près de 240 personnes travaillaient sur l’usine de Toga (y compris des femmes et des enfants). Cette expérience figure parmi les tentatives les plus significatives de l’industrialisation de la Corse.

livre049Plus tard c’est l’usine MATTEI Cap Corse, fleuron de la fabrication de liqueurs et du quinquina, qui allait inonder l’Empire colonial et la France entière de ses produits.
Les entrepôts ont ensuite été occupés par l’usine Job Bastos et la société Citroën. Le site a été abandonné par les établissements Mattei. Tombé en désuétude après l’installation de la zone industrielle à la sortie Sud de Bastia, il a été ouvert à l'urbanisation.

Le quartier a également vécu pendant longtemps au rythme de la « station balnéaire » de Toga et de la plage du même nom, fréquentée par les Bastiais et agrémentée de commerces et de bars dont le plus célèbre reste « le Beau Rivage ».
Aujourd’hui l’activité économique est essentiellement tournée vers le commerce et le tourisme, avec notamment les installations du Port de Plaisance.